Poisson et petits pois !
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PublikartUne pièce tendre et drôle.
Les relations mère-fille ne sont pas toujours si simples. Poisson et petits pois ! est l’adaptation théâtrale de la pièce « Marthe et Mathilde » de l’auteur roumaine Ana-Maria Bamberger. Marthe, la mère (Marie-Hélène Lentini dont on avait déjà remarqué l’aisance théâtrale dans Coiffure et Confidences de Didier Caron), reste cloîtrée chez elle à longueur de journée, les rideaux fermés. Sa fille lui rend visite quotidiennement pour lui porter ses courses, l’ai pressé et désemparé, le teint blafard et l’allure négligée.  Toujours les mêmes courses : du pain, du beurre, du thé et cette fois-ci… du poisson et des petits pois. De quoi susciter chez sa mère une colère qui ne s’arrêtera pas là.
Dans cette pièce au décor translucide (des meubles de verre et un rideau opaque), mère et fille vont respectivement s’introduire dans la vie de l’autre. Quand la mère se permet de dire que son gendre est un coureur de jupons, la fille lui rétorque qu’elle non plus n’a pas réussi sa vie amoureuse. S’en suit une multitude de règlements de compte entre mère et fille. Mais derrière ces chamailleries se cache une relation fusionnelle. Marie-Hélène Lentini est épatante en mère sarcastique, et Dorothée Martinet pleine d’émotion dans son rôle de fille torturée et psychorigide.
Dans cette pièce, il y a beaucoup de vérités. Sur les difficultés des relations mère-fille, sur l’absence d’un père ou d’un mari, sur la féminité. C’est une pièce tendre, délicate et surtout, une pièce qui fait sourire.
Charlotte Henry, PublikArt, 17 juillet 2016
 

MusicalsInEurope« Du poisson avec des petits pois !... sers ça à ton mari, et après tu te demanderas pourquoi il te trompe ! », voilà ce que dit une mère (Marie-Hélène Lentini) à sa fille (Dorothée Martinet) qui lui apporte ses courses car la première ne peut sortir… enfin c’est ce qui semble…
Cette mère reçoit régulièrement les visites de sa fille, anesthésiste à l’hôpital, débordée mais qui fait de son mieux pour tout gérer. Ce n’est pas l’avis de sa mère, jamais à court de répliques cinglantes visant à rabaisser sa fille. « Même une friperie ne voudrait pas de ta jupe » lui lance-t-elle… Elle est odieuse. On la giflerait volontiers tant elle est horrible avec sa fille.
Cette mère, dont les phrases terribles font rire le spectateur, sait beaucoup de choses que sa fille ne sait, même si elle lui dit paraître « bien trop gâteuse pour comprendre les petits problèmes » de sa fille.
Doucement, de révélations en confidences, cette relation mère fille ne va pas s’avérer si tendue et insupportable qu’il n’y paraît. Les choses, contrairement au joli décor transparent en plexiglas, ne seront pas aussi limpides qu’il n’y paraît.
La personnalité des deux protagonistes va évoluer durant ces rencontres, tout comme ce que ressent le spectateur vis-à-vis de ces deux personnages qui s’entendent comme chien et chat.
Marie-Hélène Lentini est éblouissante de méchanceté et… de tendresse, Dorothée Martinet est touchante par sa fragilité.
On ressort avec une sensation de plaisir quand on quitte le théâtre, plaisir qu’on a envie de partager.
« Poisson et petits pois ! » est incontestablement une réussite tant sur le plan de l’écriture que de l’interprétation.
Si vous n’avez que peu de temps durant le festival, faites de cette pièce une priorité dans votre planning, mais… pensez à réserver car elle risque d’être rapidement jouée à guichet fermée !
Régis Gayraud, Musicals in Europe.com, 13 juillet 2016