Riviera
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Myriam Boyer illumine de sa rayonnante sensibilité Riviera,
que Gérard Gelas met en scène avec tact. 
Une immense artiste.

Figaro 

 

Le mot de l’auteur
Emmanuel Robert-Espalieu

Je suis tombé amoureux de Fréhel la première fois que je l’ai vue. C’était il y a quelques années dans un restaurant à Bastille. Elle se faufilait entre les tables, la poitrine gonflée et les mains sur les hanches, elle chantait l’histoire d’un homme pas très beau et très feignant, mais qu’elle aimait par dessus tout. J’étais complètement hypnotisé. J’écoutais l’histoire qu’elle chantait et je la sentais, elle, cette créature que je ne connaissais pas encore. Depuis, nous ne nous sommes plus jamais quittés.
Fréhel était une femme puissante, entière, sans compromis, pour qui la vie était une aventure jour après jour. Une aventure qu’il fallait vivre à fond, coûte que coûte, quitte à se brûler les ailes…

Car même si Maurice et Fréhel sont encore très jeunes quand ils se rencontrent, on parle déjà d’eux comme des phénomènes, dans les cabarets de ce Paris du début du siècle. L’un et l’autre se laissent emporter par le tourbillon du succès soudain, avec les nuits alcoolisées et les excès qui vont avec… Une vie mordue à pleines dents qui convient à Fréhel, mais qui finit par effrayer Maurice, et le fait fuir avec une autre…
Cette année passée dans les bras de Maurice marquera à jamais la jeune femme. Elle ne se remettra jamais de la blessure de son départ.

Aujourd’hui, la grande Fréhel n’est plus depuis longtemps, elle ne se sent plus à sa place dans ce Pigalle des années 50 et survit dans un petit meublé lugubre. Elle sait que son heure est proche. Mais elle pense toujours à lui.
Ce jeune homme dégingandé au canotier de travers qui vient hanter ses dernières nuits, pour une ultime déclaration.

À voir dès le 16 janvier, du mardi au samedi à 21h et le dimanche à 15h,
au Petit Montparnasse, 31 rue de la Gaîté, 75014 Paris