Clérambard
Accueil Presse Presse web Espace Pro

Une comédie de Marcel Aymé

Mise en scène et adaptée par Jean-Philippe Daguerre
Assistante mise en scène : Mariejo Buffon

Collaboration artistique : Laurence Pollet-Villard 

Avec

Annie Chaplin ou Isabelle de Botton dans le rôle de Madame de Léré

Guilaine Londez : Louise de Clérambard

Mariejo Buffon : Madame Galuchon

Flore Vannier-Moreau : La Langouste, Evelyne Galuchon

Grégoire Bourbier : Le curé, Saint François d’Assise

Franck Desmedt : Hector de Clérambard

Antoine Guiraud : Octave de Clérambard

Hervé Haine : le docteur , le musicien-chanteur

Romain Lagarde : Maître Galuchon

Décor : Frank Viscardi et Simon Gleizes - Accessoires : Déborah Durand - Costumes : Corinne Rossi

durée : 1h40

 

NominMolieres-Clerambard 

Le comte de Clérambard étouffé par les dettes réduit sa famille à manger du chat et à tricoter des pullovers qu’il vend pour sauver les murs de son château. Après avoir tué le chien du curé pour le manger, St François d’Assise lui apparaît et lui confie un livre sur sa vie qui va changer la sienne.

Le chef-d’œuvre théâtral de Marcel Aymé reste aujourd’hui d’une universalité sans faille que ce soit par son style, sa construction dramaturgique et bien sûr son sens puisque la réflexion religieuse présente tout au long de la pièce est un formidable écho à notre société en excès ou en manque de foi. Mais au-delà du brio intellectuel de l’auteur c’est avant tout la maitrise burlesque de l’œuvre qui impressionne. La comédie passe ici par toutes les couleurs… l’humour est noir et le rire jaune… et même si la vie n’est pas toujours rose dans ce monde terrifiant et délicieusement cocasse, l’amour reste toujours présent qu’il soit bénit par Dieu… s’il existe… ou par les Hommes… quand ils essayent d’exister.

Misant sur le nombre et la qualité des interprètes, la beauté et le réalisme des costumes en se contentant d’un minimum de décors qui laisse s’envoler l’imaginaire des spectateurs, je propose un Théâtre emballé dans un rythme très soutenu, bannissant les principes de conversations "naturalistes". Toujours en quête d'une justesse irrationnelle provoquée par un jeu presque excessif à la limite de l’outrance, je cherche à balayer conventions et faux semblants avec une belle allégresse... au service de l'écriture de Marcel Aymé qui est à mon goût la plus belle du Théâtre Français du XXe siècle.