Même si tu m'aimes
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teleramasortir2T Un couple au bord de la crise de nerfs décide de consulter un psychothérapeute. Pas très original ? Pourtant, “Même si tu m’aimes” séduit dès les premières secondes grâce à une écriture acérée auscultant au plus près les battements de cœur des protagonistes. Le texte joue ainsi avec les clichés, s’en amuse ou les transcende. Une même intelligence qu’on retrouve dans la mise en scène cousue main de Julien Boisselier et l’interprétation impeccable de Pierre Azéma, Mélissa Drigeard et Morgan Perez. Drôle et sensible. 
Michèle Bourcet
 

parisobs2coeursUn remède de cheval
Rousseau, qui écrit dans « Émile » : « Si l’on pouvait prolonger le bonheur de l’amour dans le mariage, on aurait le paradis sur terre », s’est bien gardé d’épouser la mère de ses enfants. En dépit de leurs différends, Marie et Simon croient quant à eux l’amour et le conjungo compatibles. Sans quoi ils ne consulteraient pas un spécialiste. Leur psychothérapie sera un chemin de croix dont les stations s’appellent « espace exutoire d’injures » ou « rendez-vous sexuel ». Il y a aussi les confessions publiques comme chez les Alcooliques anonymes, ou encore les coups assénés à un coussin pour libérer son trop-plein d’agressivité… La pièce, tirée, paraît-il, d’une histoire vraie, sent en effet l’expérience vécue. Elle évite les poncifs habituellement inspirés par les psys. On sourit des protagonistes sans cesser de les plaindre. Le naturel de Mélissa Drigeard, Morgan Perez et Pierre Azéma épouse, c’est le cas de le dire, celui de l’écriture.
Jacques Nerson – 8 mars 2012

pariscopeComme il est plaisant de se faire surprendre ! On s'attendait à une énième comédie sur les thèmes de l'amour et du couple… Bien sûr, cela en est une… Mais, elle possède bien plus. Et ce plus n'arrêtera pas de nous séduire tout au long de son évolution. Un homme de noir vêtu, entre Diable et Bon Dieu, nous explique que « le couple est une aberration ». C'est un psy qui va étayer sa thèse à travers l'histoire de Marie et Simon. Ces derniers donnent raison à Alfred de Musset dans « On ne badine pas avec l'amour » lorsqu'il dit : « Il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. » C'est exactement de ça dont il va être question. Après des premiers pas idylliques dans leur aventure amoureuse, Marie et Simon s'aperçoivent qu'ils n'arrivent pas à s'entendre. Une solution : se séparer. Or cela ne marche pas, car ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre. Une autre solution : suivre une thérapie avec un coach. Ce qu'ils vont faire. Si Marie se donne à fond dans les divers exercices, Simon, lui, entre en résistance. De coups de griffe en coups de gueule, le cœur souvent malmené et la raison bousculée, nos amoureux finiront par trouver le repos. Bien documentés sur le sujet, les auteurs, Mélissa Drigeard et Vincent Juillet, nous offrent une analyse pertinente, drôle et intelligente de la relation amoureuse. Les personnages sont nourris par tout ce qui constitue l'être humain, ses doutes, ses peurs, ses angoisses, ses espoirs, ses joies… Rien n'est gratuit dans leur propos. Du coup, les résonances se font sentir dans le public… Chacun y reconnaîtra du sien ! Sur le fil du rasoir des émotions, Mélissa Drigeard, Morgan Perez et Pierre Azéma sont formidables. Leur interprétation au cordeau contribue à la réussite de ce spectacle. Tout comme la mise en scène de Julien Boisselier, d'une belle fluidité.
Marie-Céline Nivière – 7 mars 2012
 

figaroscopeUn spectacle intelligent, amusant aussi, qui a le mérite de l’originalité (…)
J. L. Jeener – 22 février 2012

 

froggysMarie et Simon forment un couple moderne. Après des débuts passionnés et romantiques, la crise éclate. Ils décident de s’en remettre à William, un psychothérapeute spécialisé dans le couple.
Commence alors pour eux la plongée dans un monde inconnu où les séances de thérapie et les exercices s’enchaînent, pour finir sur un stage de groupe.
Ecrite par Mélissa Drigeard et Vincent Juillet, "Même si tu m’aimes" analyse finement les mille et un travers de l’homme et de la femme dans le couple aujourd’hui. Chacun en prend pour son grade. Mais elle fustige aussi les thérapies comportementalistes de toutes sortes qui pullulent, dénonçant les charlatans et autre stages de "connaissance de soi" profitant de la détresse des gens en manque de repères dans cette société du zapping.
Le trio de comédiens est excellent de justesse et d’énergie. Mélissa Drigeard sensuelle et malicieuse joue la séduction ; son personnage se révèle et découvre son couple par la thérapie.
Morgan Perez interprète avec une belle profondeur Simon : l’homme dans toute sa splendeur : râleur, buté, de mauvaise foi… Il passe de la légèreté au drame avec beaucoup de talent. Qu’il soit pataud ou qu’il souffre, sa prestation est formidable.
Quant à Pierre Azéma, il joue le maître de cérémonie avec brio, l’œil qui frise et une grande finesse de jeu. Il est parfait. La mise en scène légère, ludique et décalée de Julien Boisselier donne à cette histoire un rythme déchaîné qui nous emporte.
Une pièce où l’on rit beaucoup mais qui s’aventure aussi dans des registres plus graves, ce qui lui donne encore plus de saveur. Au final, Simon et Marie auront vécu une expérience collective qui les aura rapprochés et leur aura permis de voir que même imparfait, rien ne vaut l’amour.
Une pièce hautement instructive, que vous soyez ou non en couple.
Nicolas Arnstam - octobre 2011

theatrorama(…) un texte percutant et drôle que les comédiens prennent un réel plaisir à défendre (…)
La psychanalyse ne serait-elle pas la remise en question du psychanalyste plus que celle des patients ? C’est la déclinaison drolatique de ce principe lacanien qui pourrait bien avoir motivé les auteurs de ce spectacle, Melissa Drigeard et Vincent Juillet. Et il fallait bien un homme et une femme pour écrire un pareil texte…
Simon et Marie. Un couple tout ce qu’il y a de plus normal. Une histoire d’amour banale à force d’être la plus folle, la plus intense avant de devenir le pire cauchemar pour chacun. La classique peur d’être seul, l’habituel besoin de l’autre bien qu’il vous en fasse voir de toutes les couleurs, l’inévitable recours à un support extérieur pour éviter que le cercle devienne trop vicieux, ou vicié. Le psy, par exemple…
Un texte redoutablement intelligent
D’un sujet on ne peut plus passe-partout (le couple, la crise, le psy) les auteurs ont tissé un dialogue très drôle assorti d’une charge sévère contre la thérapie chère au plus célèbre Sigmund de l’histoire de l’humanité. Et l’on comprend aisément que Julien Boisselier se soit laissé séduire par ce dialogue vif, survitaminé et d’une redoutable intelligence. (…) les trois comédiens [sont] excellemment dirigés. Ce qui ne surprendra que ceux qui n’ont jamais vu Boisselier, lui-même très bon comédien, au théâtre et au cinéma (…).
Franck Bortelle - 2/02/2012
 

toutelacultureMelissa Drigeard et Vincent Juillet ont déjà écrit à plusieurs reprises ensemble en particulier « Les 4 Deneuve ». Leur collaboration solide les a conduit à écrire cette pièce à la fois drôle et réaliste sur les affres de la vie à deux, qui riment ici plus avec le pire qu’avec le meilleur. Et, pourtant, un rien pourrait suffire à faire basculer la situation. Le suspense est permanent. C’est la première mise en scène de Julien Boisselier qui travaille régulièrement avec les auteurs. L’ensemble est brillant, il nous maintient dans une attention, une tension, un suspense constant. Nous rions et compatissons aux déboires de ce duo mais pas seulement. En effet, le grand mérite de cette pièce est de ne pas être une pièce juste sur le couple et les comportements amoureux mais aussi sur les psychologues et la psychanalyse qui sont critiqués habilement avec subtilité et dérision. Leurs patients sont également gentiment  fustigés pour leur incapacité à gérer leurs vies.
La musique est subtile et s’insert avec succès y compris dans les passages où les protagonistes parlent en même temps, ce qui jusqu’ici avait rarement été réussi au théâtre. Le décor est sobre mais avec des accessoires burlesques qui contribuent au comique de l’ensemble. Les acteurs sont très talentueux et déploient une belle énergie en particulier Pierre Azéma; Melissa Drigeard dégage une superbe sensualité. La pièce est drôle, mordante et juste, on s’y reconnait et on y reconnait des couples que l’on connait.
C’est une pièce excitante, érotique, redynamisante pour les couples, un peu déprimante pour les célibataires, à voir à deux de préférence.
3 avril 2012