L’art et l’amour
Michel Fagadau, au fil des spectacles, est devenu un familier du théâtre de Donald Margulies. Si on a un peu oublié Comme un écho, avecMicheline Boudet et Liana Fulga, on se souvient de Brooklyn Boy, portée au succès par Stéphane Freiss et de Dîner entre amis qui bénéficiait d’une belle distribution, avec Didier Sandre, Catherine Frot, Jean-PierreMalo et Liana Fulga. Pour cette quatrième tentative, on retrouve d’ailleurs Jean-Pierre Malo au générique. Il joue Nick, le mari taciturne, archéologue sans le sou, auprès de Patricia qui se remet difficilement d’un premier amour déçu, Jonathan, un artiste peintre obsédé par sa création et ses origines juives. Il aimait Patricia, mais ne l’épousa pas. Il la retrouve des années plus tard, à la recherche d’un tableau de jeunesse qu’elle possède. Leur face-à-face provoque une crise.
La pièce est dense et soulève beaucoup de questions. Le spectacle peine à trouver son rythme au début. Mais assez vite, on se prend de sympathie pour Patricia, amoureuse de Jonathan. Barbara Schulz lui prête sa luminosité, son charme espiègle, son minois rieur et grave à la fois. En face d’elle, plus sec, nerveux, Jean-Pierre Lorit ne craint pas d’être antipathique quand il le faut, exposant toutes les failles d’un artiste qui ne pense qu’à sa création alors qu’il est en quête d’authenticité. Jean-Pierre Malo, excellent, est un taiseux de première qui réussit à devenir attachant. On voit par là que l’auteur dispute de l’art, de l’argent, de la réussite, des questions d’identité qui sont au coeur de cette pièce mise en scène avec doigté par Michel Fagadau.
Marion Thébaud
Faute de temps, l’auteur de théâtre simplifie. Ainsi la majorité des pièces sont-elles centrées sur une seule et unique thématique. L’Américain Donald Margulies est l’un des rares dramaturges à oser se lancer, comme les romanciers, dans des récits multidirectionnels. Nous l’avions déjà constaté pour « Brooklyn Boy » en 2004, la déchronologie n’a pas de secret pour lui. De passage en Angleterre, Jonathan, juif new-yorkais, rend visite à Patricia dont il n’a jadis pas voulu pour épouse : c’est une goy. L’assimilation du peuple juif signifie-t-elle sa dissolution ? Est-elle péché ? La pièce pose une foule de questions. Notez au passage ce paradoxe : l’art contemporain, dont se moque le mari de Patricia, y est défendu par Jonathan, peintre d’avant garde coté mais totalement prisonnier du passé en son privé. Dirigés par Michel Fagadau, quatre virtuoses interprètent cette brillante partition : Jean-Pierre Lorit, Elodie Navarre, Barbara Schulz, toute émotion, Jean-Pierre Malo, écrasant de présence dans le rôle du mari inhospitalier. Sortis du spectacle, les personnages ne quittent pas notre esprit. Comme si, lancés sur orbite, ils avaient atteint à l’indépendance. N’est-ce pas à la liberté de sa créature qu’aspire la créateur ? Jacques Nerson
Le succès des dramaturges anglo-saxons repose beaucoup sur leur art de brasser les bonnes questions. Côté profondeur, ils ne descendent pas toujours aussi loin qu'ils le croient. Mais ils s'estiment si audacieux qu'ils finissent par l'être un peu. Tel est l'Américain Donald Margulies, dont les pièces s'arrachent à coups de contrats juteux et qui pose les questions de l'identité juive, de la réussite artistique et de la fidélité à soi-même. Après « Brooklyn Boy », Michel Fagadau adapte et met en scène « En toute confiance », où le New-Yorkais conte à peu près le même cas de conscience : naguère, son héros était un écrivain qui mettait en cause sa réussite. Aujourd'hui, c'est un peintre à la mode qui s'interroge sur lui-même au moment où l'ancienne femme aimée qui fut son modèle, le nouveau compagnon de cette femme, une journaliste et les flash-back de la mémoire lui disent tous : hé, Jonathan, tu as trahi quelque chose, qui peut être ta famille, ton passé, tes idéaux, ta morale, ton art, ou tout cela ensemble ! L'auteur laisse le spectateur répondre aux incertitudes et propose une lecture cassée de la vie d'un peintre saisi par la célébrité, qu'il construit avec des allers et retours dans le temps, reprenant partiellement la structure inversée des fameuses « Trahisons » de Pinter.
Des grandes questions éthiques
On se jette à la tête de grandes questions éthiques dans « En toute confiance » ! Pourtant, le climat est plutôt intime et feutré. Ce peintre, qui vit aux Etats-Unis, est de retour chez son ancienne amie exilée dans une petite ville d'Angleterre. Ce ne sont pas les conditions du grand déballage mais de l'introspection cuite sur plusieurs feux. Margulies torture, avec brio, ses personnages. Fagadau les a situés dans un décor presque abstrait. Il a bien fait. Tous existent fort, grâce au quatuor d'acteurs. Jean-Pierre Lorit est le peintre confronté à son histoire dans une poignante douceur grave. Barbara Schulz interprète l'ex-amie qui a changé de vie avec grâce et un subtil sens de l'ambiguïté des sentiments. Jean-Pierre Malo incarne le mari hostile en grand méchant loup mystérieux. Elodie Navarre s'impose avec une vraie singularité dans le rôle moins important de la journaliste aux questions maladroitement impitoyables. Tous donnent de la chair et une émotion de concerto à cette oeuvre qui philosophe à petites touches.
Gilles Costaz
Après « Brooklyn Boy », Michel Fagadau met en scène « En toute confiance » de l’Américain Donald Margulies. Jonathan Wawman, juif new-yorkais débarque en Angleterre pour l’inauguration de son exposition. Il décide de rendre visite à Patricia qui fut sa muse, son modèle, sa maîtresse, quand ils étaient encore étudiants. Il ne l’a pas épousé, il est juif, elle non, et son clan veille. Aujourd’hui, Jonathan est devenu une célébrité dont les toiles valent des fortunes. Devenue archéologue, Patricia est mariée à Nick, lui aussi archéologue, un homme bougon, bourru, fauché, pour lequel la peinture s’arrête à la Renaissance. Après ce n’est plus de l’art. Ces retrouvailles remettent en question les certitudes de Jonathan. A-t-il trahi ses idéaux, son passé face à Patricia qui semble ne s’être jamais remise de cette séparation. Il retrouve aussi sa première œuvre, un tableau qui va déclencher les hostilités avec des plongeons dans le passé. Nick est foncièrement jaloux de cet homme qui occupe toujours l’esprit de sa femme. Cette comédie américaine, drôle, un peu cynique, est mise très intelligemment en scène par Michel Fagadau, avec des allers et retours en arrière, dans un décor très classe, épuré, abstrait. Distribution parfaite avec un quatuor épatant. Jean-Pierre Lorit, poignant, délicat, tourmenté, prisonnier de son passé. On retrouve avec plaisir Barbara Schulz, belle, fine, ambiguë, Elodie Navarre parfaite en maladroite critique d’art. Jean-Pierre Malo, épatant en mari hostile, épais, odieux. La pièce pose de nombreuses questions sur l’identité juive, la réussite, l’amour. Un spectacle intelligent et de grande qualité.
Arlette Frazier
A l’occasion de la première rétrospective de ses œuvres à Londres, le peintre américain Jonathan Waxman (Jean-Pierre Lorit) rend visite à une jeune femme qu’il a aimé dans sa jeunesse. Patricia (Barbara Schulz) vit désormais à la campagne avec son mari, archéologue anglais (Jean-Pierre Malo). L’auteur ajoute un personnage de journaliste allemande (Elodie Navarre) qui lui permet d’introduire une réflexion sur l’art, l’histoire, l’identité. Et l’identité juive puisque si Jonathan n’a pas épousé Patricia, c’est peut-être parce qu’elle est « goy ». Au cœur de la pièce, le premier tableau, donné à celle qui fut sa muse, et qu’il veut exposer contre la volonté de son modèle. Donald Marguiles que l’on connaît bien à la Comédie des Champs-Elysées puisque Michel Fagadau a déjà traduit et mis en scène « Dîner entre amis » et « Brooklyn Boy », revient toujours aux mêmes thèmes, thèmes qui renvoient en partie à lui-même et que l’on peut circonscrire en une question : de quoi doit témoigner un artiste juif aujourd’hui ? L’auteur a du savoir-faire. Il organise franchement le télescopage des scènes, avec retours arrière et indifférence aux transitions. C’est monté « Cut » comme au cinéma et Fagadau excelle à suivre ce rythme dans un décor heureux de Florica Malureanu. Le débat ne se tient pas à hauteur sublime : on parle crûment, ici. La journaliste est radicale, indiscrète, sommaire. Elodie Navarre la joue avec finesse. Seule Patricia, la subtile et sensible Barbara Schulz semble douée de pudeur. Au présent, elle est un enjeu entre deux hommes. Au passé, une rayonnante jeune fille. Nick, l’archéologue, dans son désir de provoquer celui qu’il tient comme un rival, est trivial. Jean-Pierre Malo suggère le désenchantement de l’intellectuel désargenté, mais sincère dans sa quête, face à un artiste qui ne maîtrise pas son succès international et veut absolument « payer ». Entendez le dans tous les sens. Jean-Pierre Lorit est très nuancé dans ce registre ambigu de torturé qui ne pense sa cohérence et sa légitimité que dans la souffrance. Être juif sans doute, être homme, c’est l’interrogation de Marguiles.
Armelle Héliot
Des ravages d'un premier amour manqué... Si En toute confiance, du Juif new-yorkais Donald Margulies, prétend raconter les affres d'un créateur (ici, un peintre politique, polémique et réputé pornographique...), entre son idéal et son envie de séduire, son honnêteté et son ambition, c'est par sa face cachée, par l'envers de ses personnages que la noire comédie étonne et bouleverse. Cette manière en demi-teinte de montrer combien de premières blessures mutilent à vie. Malgré soi. Jonathan Waxman (Jean-Pierre Lorit) est un artiste américain à succès, qui profite d'une rétrospective à Londres pour rendre visite, au fin fond de la campagne anglaise, à Patricia (Barbara Schulz), la première femme avec laquelle il a vécu, puis rompu, sous prétexte qu'elle n'était pas juive, comme lui. Barbara, qui a fui l'Amérique pour survivre à son chagrin, a épousé un archéologue, comme elle (Jean-Pierre Malo). Mais garde toujours au-dessus de leur cheminée un portrait qu'a fait d'elle son premier amant... Evidemment les retrouvailles se passeront mal. On sait depuis Dîner entre amis et Brooklyn Boy combien Donald Margulies sait fouiller les douleurs tues, susciter les inavouables aveux. De la nécessité de garder son identité juive à la difficulté de créer, des aléas du désir masculin aux exigences du désir féminin, il évoque avec finesse, presque silencieusement, les questions obscures et dérangeantes qui fouaillent des personnages en rupture d'eux-mêmes. Et il les distille d'une écriture brisée elle aussi, tissée de flash-back. Ni Jonathan ni Barbara ne se remettront jamais de leur échec sentimental initial, et leurs actuels compagnons en subiront les traces. En toute confiance ne laisse aucune chance au trio. Et c'est ça qui émeut : la lucidité, la violence d'un texte apparemment léger qui ose le pire, l'existentielle tristesse des amants perdus. Michel Fagadau a monté et dirigé à merveille ses magnifiques acteurs, Barbara Schulz et Jean-Pierre Malo en tête.
Fabienne Pascaud
Peintre américain reconnu, Jonathan, de passage à Londres pour une exposition, revoit Patricia, un amour de jeunesse et sa première muse. Ronald Margulies, dont Michel Fagadau avait déjà mis en scène Brooklyn Boy, mêle les thèmes de la judéité, de l'art, de la sincérité de l'artiste, de son évolution et aussi de l'argent. Mais c'est avant tout la question de l'identité qui est au coeur de la pièce et qui en fait sa richesse et sa complexité. Dans une chronologie bousculée, les personnages acquièrent une épaisseur, une densité, une profondeur. Chaque interprète imprime sa marque: Jean-Pierre Lorit, grave et ambigu, Barbara Schulz, claire et forte, Jean-Pierre Malo, imposant, opaque, Elodie Navarre enfin dans une composition cocasse.
Annie Chénieux
Avec grand plaisir
Peut-on imaginer porcelaine plus ravissante que Barbara Schulz ? un sorbet aux fruits de la passion, un chaud froid aussi saugrenu ? Un visage de Madone, fin, déluré, malicieux, angoissé, gracieux sur un corps de Vénus adolescente surgie d’un coquillage. Des yeux tendres sauvages, décidés, paniques. Elle s’était lancée à la tête de Jonathan (Jean-Pierre Lorit) autrefois. Elle l’avait un peu violé. Elle avait été sa muse, son modèle, son inspiratrice, sa maîtresse, sa femme, des années durant. Ils étaient étudiants dans le même collège, elle dilettante, lui empoigné déjà par sa vocation de peintre. Mais complexé, tourmenté par l’énormité de la tragédie de ses origines : né Waxman, un vrai juif de Brooklyn. Avec, par là derrière, des racines en Europe centrale, les six millions de morts de la Shoah, toute une éducation dans le clan, de shiksa en bar-mitsva, qui rend impossible à envisager un en-dehors, sinon peuplé d’hostilité. Voilà pourquoi ce territoire désirable, mais inconnu du corps de Patricia l’affolait.
« Un baiser, un café peut-être, une nuit ensemble, ça n’engage pas l’avenir de la race juive, tout de même ! » se révoltait la tentatrice espiègle et à la fin victorieuse.
Dix-sept ans plus tard, elle vit en Angleterre, mariée depuis huit, neuf ans à un archéologue sûrement génial, mais aussi fauché que bougon, quand il ne se mure pas dans des silences sans fond. Jonathan a téléphoné : il a une exposition à Londres. Elle l’a invité : « Je te nourris, je te loge, mais je ne te pardonne pas. » Et le voilà devant Nick, l’actuel mari, pas seulement bourru : odieux. La peinture, selon lui, n’existe plus depuis la Renaissance. « On ne peut plus appeler ça de l’art, c’est de la merde. » Et que fait Jonathan ? « C’est de la pornographie. Et en plus, c’est pas terrible. » Cette toile là sur le catalogue ? « ça semblerait être un couple de race différentes faisant l’amour dans ce qui semblerait être un cimetière, c’est ça ? ». en plus. Selon le catalogue toujours, toutes les toiles semblent déjà vendues : collection Saatchi, collection Microsoft, collection Ford.
L’archéologue ne peut pas encadrer l’ex de Pat : c’est clair comme un coup de poing sur le nez. Il est jaloux comme un tigre dans une toile du douanier rousseau. D’autant qu’un tableau de l’ancien étudiant devenu riche, célèbre et scandaleux, ce portrait de jeunesse là, qui la représente à l’époque, accroché dans un recoin de la pièce, lui gâche depuis le premier jour leur vie commune. Elle le regarde tout le tempe. Elle s’y baigne, elle s’en repaît. Elle raconte les fables de Waxman, les inventions de Waxman. Elle est Waxmaniaque. Il les soupçonne de correspondre clandestinement. Alors ce type en chair et en os sous son propre toit ! Le tableau devient l’enjeu d’une guerre sans merci, civile en apparence seulement. Et de là, par le jeu incessant de plongeon dans le passé et d’échappés vers le proche avenir, lorsque Jonathan se voit percé à jour par une jeune critique d’art allemande, Donald Marguliès nous entraîne au tréfonds d’un questionnement sur l’art contemporain : l’encore amoureux de Patricia est-il un charlatan ? Un provocateur motivé par le seul dont le talant se réduit à des coups de promotion ? pourquoi a-t-il pris contact avec un cabinet de pub juste avant ses premières grosses expositions ? le juif en lui perturbé, n’a-t-il pas dérapé ?
Avec beaucoup de délicatesse et d’intelligence, Michel Fagadau, adaptateur de la pièce avant d’en inventer la mise en scène dans une série de décors clairs lumineux, dépouillés mais profondément raffinés, débusque les lièvres sans avoir l’air d’y toucher. On est émus. Les destins sont aussi sombres que les silhouettes paraissent aériennes. On admire que, dans notre atmosphère irrespirable de Paris fricophile, un spectacle de cette qualité puisse avoir vu le jour.
Bernard Thomas
Être un homme juif...
Michel Fagadau ne se trompait pas lorsqu'il découvrit Donald Margulies il y a une dizaine d'années à Broadway. Cela nous valut Dîner entre amis, puis, plus récemment, Brooklyn Boy. De pièce en pièce, Margulies s'est imposé à nos yeux comme un auteur solide et original dont le théâtre répond, avec un mélange très personnel de gravité et d'inquiétude, à des questions contemporaines, essentiellement la recherche de soi-même, de ses propres traces, la fidélité à son origine, bref l'identité. Avec En toute confiance, on en est désormais assuré : il y a un univers Margulies et il y a un ton Margulies.
La condition juive est au coeur du tourment qui agite l'auteur et ses héros, et l'on trouvera dans cette nouvelle pièce l'écho des questionnements soulevés dans Brooklyn Boy. Mais cette oeuvre-ci est plus accomplie et plus riche. Certes, elle pose précisément le problème de la spécificité juive, mais comme le dit Patricia, l'admirable héroïne goy de la pièce : «Moi aussi je viens d'une tribu.» Si le paradoxe du Juif est de vouloir en même temps être assimilé et se considérer «à part», il n'appartient pas en propre au Juif. C'est l'histoire qui a condamné celui-ci à vivre cette contradiction dans des termes particulièrement tragiques. Le mérite de Margulies est de doser avec intelligence et honnêteté ce qu'il y a de singulier et ce qu'il y a d'universel dans la difficulté de chacun de nous à être. Autre mérite de l'auteur : à aucun moment il ne cède à la tentation de la démonstration abstraite. Il entretient la tension et l'attention du spectateur par une construction résolument dramatique et une écriture d'une grande aisance, allégée par l'humour. Tout au plus a-t-il tendance à nous en dire un peu trop.
Jonathan, le héros d'En toute confiance, est, il est vrai, un homme complexe. Où est exactement sa vérité ? Et sa sincérité ? Et sa bonne foi ? Artiste peintre reconnu, n'a-t-il pas trahi, quoiqu'il s'en défende, les valeurs qu'il professait à l'origine, pour accéder à la notoriété et à l'argent ? Amoureux passionné d'une belle jeune femme, ne l'a-t-il pas rejetée parce qu'elle n'était ni de son monde ni de sa religion ? Partagé entre le sentiment de sa culpabilité et sa soif de reconnaissance, entre l'honnêteté et l'ambition, il vit dans un tourment d'indécision qui prend peu à peu forme d'expiation. Le destin n'est pas loin...
Michel Fagadau, qui a adapté la pièce, nous livre ici l'une de ses meilleures mises en scène, juste, sobre, rigoureuse, dans un excellent décor, lumineux et épuré, de Florica Malureanu. Quatre acteurs remarquables servent la pièce. La grâce, la pureté et la fermeté de Barbara Schulz, la netteté d'Elodie Navarre, le superbe détachement de Jean-Pierre Malo et enfin l'ambiguïté tourmentée de Jean-Pierre Lorit donnent à l'oeuvre une résonance délicate, grave et douloureuse.
Philippe Tesson
L'auteur a du savoir-faire. C'est monté “Cut” comme au cinéma et Fagadau excelle à suivre ce rythme dans un décor heureux de Florica Malureanu.
Armelle Héliot
Michel Fagadau nous livre ici l'une de ses meilleures mises en scène, juste, sobre, rigoureuse, dans un excellent décor, lumineux et épuré, de Florica Malureanu. Quatre acteurs remarquables servent la pièce.
Philippe Tesson
Sortis du spectacle, les personnages ne quittent pas notre esprit.
Jacques Nerson
Avec grand plaisir.
On admire que, dans notre atmosphère irrespirable de Paris fricophile, un spectacle de cette qualité puisse avoir vu le jour.
Bernard Thomas
Distribution parfaite avec un quatuor épatant... Un spectacle intelligent et de grande qualité.
Arlette Frazier
© Cosimo Mirco Magliocca
Les spectacles et leur distribution ne sont pas contractuels
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