On est saisi par la verdeur toute baroque des personnages dans la magnifique mise en scène de Lukas Hemleb…
Télérama
Sous leurs habits, les personnages ont un corps. Les comédiens le font vivre, insufflent de la chair jusque dans les mots, une puissance inattendue, quasi neuve, au texte.
Le Journal du dimanche
On est frappé par l'exactitude de la distribution, la fermeté de la direction d'acteurs, l'audace du mouvement général, l'intelligence de la lecture.
Figaro
En tournée de Septembre à fin Décembre 2007
Alceste ne négocie pas. Il condamne et fuit la société qui l’entoure, celle des hommes, civilisés ordinaires ou barbares mondains. Il juge ses congénères, leurs codes, leurs règles, leurs convenances. Dans chaque geste de civilité, dans chaque relation sociale, il lit un manque de loyauté, une peur de la vérité et le goût de la vanité. Il paye son exigence au prix d’un paradoxe douloureux : il aime la femme la mieux intégrée dans la haute société, la mieux adaptée à la compagnie des intrigantes versatiles. Belle, brillante, Célimène négocie avec le monde des conventions. Elle, l’acceptation de la légèreté dans les choses humaines, s’oppose à l’intransigeance définitive d’Alceste. Autour, Philinthe et Éliante se marient, commerçant sans mal avec les travers de leur monde policé. Les marquis, Oronte comme Célimène alimentent leurs théâtres de représentations nécessaires, tandis qu’Arsinoé, misanthrope à sa manière, prude et acerbe, se résigne au vieillissement et à la solitude. Alceste enfin, l’honnête homme, fuit la société de ses pareils si dissemblables pour chercher sur la terre un endroit écarté « où d’être homme d’honneur on ait la liberté ». Pierre Notte
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