De :
Corneille
Mise en scène :
Marion Bierry assistée de Elsa Saladin
avec :
Bernard Ballet : Matamore
Thomas Cousseau : Clindor
Daniel Besse : Géronte, le geôlier, Eraste
Arnaud Décarsin : Dorante, Adraste, Rosine
Marianne Epin ou Raphaëline Goupilleau : Lyse
Dominique Paquet : Pridamant
Marion Bierry ou Fabienne Tricotet : Isabelle
Cyril Romoli ou Vincent Heden : Alcandre
Aline Salageanu : le page
Décor :
Nicolas Sire
Lumières :
André Diot
Costumes :
Marion Bierry assisté de Christine Bernadet
Un spectacle du Théâtre de Poche Montparnasse
En tournée d'octobre à décembre 2007
« J'aime l'Illusion comique parce que c'est une planète peuplée d'enfants, et que cette pièce nous rappelle que le théâtre existe pour notre plus grand plaisir. Il n'est rien de plus subversif.
Il y a tant à dire sur l'Illusion comique, comédie de l'amour étincelante, pleine d'invention, de jeunesse, d'audace, poème emblématique de la mise en abîme où l'on joue à jouer, où Corneille s'amuse à se parodier et semble rire de ses tragédies à venir.
S'il est un thème de l'Illusion comique résolument moderne, moteur de l'action dramatique et de l'action dans l'action, c'est celui du destin, de la quête d'une destinée qui protègerait l'être humain du gouffre métaphysique en l'exposant à l'immédiat de l'aventure, fût-elle imaginaire.
Don Quichotte, Matamore, Clindor, Isabelle, hommes modernes cherchent une destinée. Loin des dieux, loin d'Homère, l'homme moderne souffre d'une absence de sort, de fortune, de volupté de la fatalité, et tente de se forger un destin.
Lyse risque plus encore et semble détrôner les déesses de l'Olympe en proclamant :
« ainsi Clindor je fais moi seule ton destin
des fers où je t'ai mis c'est moi qui te délivre
et te puis à mon choix faire mourir ou vivre ».
Les personnages de cette brillante comédie rêvent de tragédie. Ces aînés immatures de Camille, du Cid, de Cyrano, de Don Juan, de fausses suivantes et de tant d'autres prennent les chats pour des tigres et les mouches pour des dragons. Ils ont trouvé refuge dans la matrice du théâtre, celle de l'enfance, celle que l'on conserve en soi si précieusement pour survivre, ils y sont à l'abri pour longtemps. »
Marion Bierry
© Claire Besse
Les spectacles et leur distribution ne sont pas contractuels
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