Atelier Théâtre Actuel

Chocolat Piment

  • Accueil
  • A propos
  • Revue de presse
  • Vidéo
  • Biographie
Figaro magazine

Chocolat Piment : une réussite, dans un registre dynamique, acidulé, réaliste, délibérément contemporain. Un théâtre des mœurs quotidiennes, qui tend au spectateur moyen le miroir de son ordinaire sentimental. Les petites choses de la vie, bonheur et malheur confondus, joies et chagrins, larmes et sourires, le tout vécu dans la cuisine familiale qui est au boulevard d'aujourd'hui, signe des temps, ce que le salon et la chambre à coucher étaient au boulevard d'hier.

C'est léger, tendre et un peu amer, vif, bien enlevé, bien vu. L'auteur est Christine Reverho. La troupe est conduite d'une main très sûre par José Paul et Agnès Boury, qui vont de succès en succès – La Sainte-Catherine, Jacques a dit, etc – et installent peu à peu sur la scène parisienne un théâtre de la vérité et de la réalité très humain, où le sentiment tient la place majeure. Les personnages sont des archétypes sympathiques de la société d'aujourd'hui et offrent, en général, des rôles en or aux jeunes acteurs. Ce phénomène est intéressant, et le public marche fort.

Philippe Tesson - 3 février 2007

Le journal du dimanche

La comédie de Christine Reverho a comme un air de famille avec Jacques a dit : mêmes metteurs en scène, José Paul et Agnès Boury, un décor de cuisine aménagée, il est vrai ici dans une véranda, et un savoureux cocktail de caractères. Un dîner d'anniversaire cette fois, celui d'un père avec ses deux filles et un gendre. Au menu, les souvenirs de famille et une surprise au dessert. Rien de bouleversant ni de sensationnel, juste les petits riens, les malentendus, les vieilles rancunes qui s'enchevêtrent aux indéfectibles liens du sang. Des dialogues vifs et naturels, un humour jamais vulgaire, de la tendresse aussi pour les personnages, si recette il y a, elle est réussie et délicieusement pimentée par le jeu des comédiens : Anne Loiret, toujours subtile, Lysiane Meis, Jacques Marchand et Eric Savin.

Annie Chénieux - 4 février 2007

Le Parisien

À l’heure où les théâtres s’arrachent le client à grand renfort de vedettes, rien à première vue, n’incite à courir voir cette pièce de préférence à une autre. Ni le titre, ni le générique, ni rien…Ah si, tout de même : le mise en scène est signée José Paul ! Lequel José Paul a créé, avec ses amis comédiens, Gérard Loussine et marc Fayet, une société de production responsable, à ce jour, de quatre spectacles – « Un petit jeu sans conséquence », « L’amour est enfant de salaud », « Jacques à dit » et « La sainte Catherine »-soit au total sept Molières !
« Chocolat Piment » est le cinquième spectacle produit par cette société et tout donne à penser qu’il connaîtra le succès des quatre premiers. Il s’inscrit, en effet, dans la tradition de ces comédies de mœurs où, à l’occasion d’une quelconque fête familiale, éclatent de menus incidents dont chacun éclaire un peu la personnalité des personnages en cause et laisse entrevoir des failles dans les rapports qu’ils entretiennent. L’action, ici, est solidement maîtrisée et s’achève en apothéose sur deux surprises parfaitement bien amenée. On rit beaucoup parce que la pièce abonde en notations cocasses. Parce que le ton est vif, les dialogues brillants, les comédiens bien distribués et toujours en situation. On accordera peut-être une mention spéciale à Anne Loiret, mais toute la troupe est à louer pour son allant, son homogénéité et sa vérité.
Voilà vraiment une comédie comme on aime, moderne et enlevée, vivante, drôle avec quelques pointes d’émotion, subtile et bien observée.

André Lafargue - 15 février 2007

Paris Match

Célébrer un anniversaire en famille revient parfois à allumer la mèche d’une bombe ! Paul (jacques Marchand) mène une paisible existence de veuf dans sa bicoque de banlieue. Quand ses deux filles, Stéphanie (Anne Loiret) et Caroline (Lysiane Meis), bien décidées à souffler les bougies de leur géniteur, débarquent, elles vont mettre tout leur cœur à dynamiter la modeste existence du paternel. L’aînée, une quadra au cœur meurtri mais à l’esprit acéré, est aussi sereine que sa sœur est névrosée et obsessionnelle. Il faut dire que Franck (Éric Savin) le mari de cette dernière, un mufle méprisant et grossier, portable vissé à l’oreille, achève de mettre le feu aux poudres. Dialogues enlevés, situations cocasses constituent le suc de cette formidable comédie écrite par Christine Reverho et mise en scène tambour battant par un duo rompu aux succès, José Paul et Agnès Boury.
Un anniversaire à ne pas rater.

Hélène Kuttner - Mars 2007

Femme Actuelle

Une pièce relevée et savoureuse qui croque les relations père-fille avec beaucoup de tendresse et d’humour. Un plaisir à déguster en famille.
Une délicieuse comédie
C’est une bien jolie pièce qui parle des choses de la vie avec la légèreté et la profondeur que l’on aime.
Une surprise embarrassante ?
Stéphanie et Caroline préparent l’anniversaire de leur papa vieillissant. Paul est veuf, n’aime pas les gâteaux et compte les années qui lui restent à vivre. Sa fille aînée lui prépare un beau cadeau : une rencontre avec la femme qu’il a aimée dans sa jeunesse.
Mais ressortir son passé de l’oubli n’est jamais anodin, dans ce théâtre qui mime la vie à s’y méprendre. Les vieilles rancœurs familiales et les non-dits refont surface, et les relations figées se remettent en mouvement.
De la rencontre tant attendue avec l’amour de jeunesse surgit un dénouement aussi inattendu que bouleversant.
Des caractères finement observés
Jacques Marchand est très touchant en vieux grognon, Eric Savin, qui joue le mari de Caroline campe à la perfection le personnage du mufle. Et Anne Loiret, incarne une Stéphanie pleine de grâce, ange gardien d’une famille à qui elle offre un second souffle. On rit, on essuie une larme, on est ému par tant de vraie simplicité.

Nathalie Chahine - 25 Janvier 2007

Le point

Au premier abord, et à tort, on craint le côté un peu « tarte » de la trame. Deux sœurs débarquent chez leur père pour lui fêter son anniversaire, un gâteau chocolat piment sous le bras, le mari de l’une d’elles de la partie. S’ensuit alors, dans la cuisine paternelle, un huis-clos sans pitié pour le gendre infernal qui lorgne les grands crus et l’argenterie de beau-papa, vit avec un portable greffé à l’oreille (excellent Èric Savin). Remontent à la surface les vieilles histoires. Au final, on rit beaucoup et de bon cœur. L’auteur, Christine Reverho ( qui a œuvré pour la télévision et « Le petit Théâtre de Bouvard »), signe là une savoureuse comédie mise en scène par un duo gagnant, José Paul et Agnès Boury ayant récemment dirigé une autre belle surprise, « Je nous aime beaucoup » de véronique Olmi.

Laure Teyral - 15 Février 2007

Pariscope

La comédie de Christine Reverho est plus qu’une comédie de mœurs c’est une comédie de vie. Quoi de plus routinier qu’un anniversaire avec sa date et l’indispensable gâteau au nombre toujours croissant de bougies ? Rien n’arrête le temps, surtout pas le présent avec ses soucis ordinaires, encore moins le passé avec son flot de souvenirs, de regrets, et à peine le futur avec ses espoirs. Autour de ce gâteau, nous avons la banalité du quotidien, celui des filles, du gendre, du père, et en feu de Bengale, la découverte d’un vieux secret. Que sait-on de nos parents en dehors de ce que l’on veut entendre ? Les personnages nous renvoient au miroir des images familières. D’autant plus qu’ils sont judicieusement dessinés par l’écriture de l’auteur et le jeu des comédiens. Anne Loiret, tout en douceur, en maîtrise des nuances, Lysianne Meis, entre crise de nerfs et fragilité, Éric Savin, dans l’inconstance légèreté de l’égoïsme, Jacques Marchand, complètement craquant dans le rôle du père, et Christine Reverho dans le rôle de la « cerise sur le gâteau ». Mis en scène par deux experts, José Paul et Agnès Boury, ils interprètent sans fausse note cette belle partition composée de tendresse et de répliques savoureuses.

Marie-Céline Nivière - 7 Février 2007

Elle à Paris

Cette cuisine où l’on prépare activement l’anniversaire de Paul nous est drôlement familière. Christine Reverho, si justement mise en scène par le ticket gagnant José Paul et Agnès Boury, y a mitonné une spécialité que l’on aime bien, une comédie de mœurs savoureuse et joyeuse aux répliques enlevées. Ainsi, on se reconnaît tous un peu dans ces retrouvailles familiales autour d’un gâteau au chocolat aussi indigeste que certains secrets tus pendant trop longtemps. Attachants et bien croqués, les personnages jouent aux choses de la vie avec un plaisir communicatif : Paul le patriarche veuf, Stéphanie (excellente Anne Loiret) la fille aînée célibataire et clairvoyante, Caroline, la cadette hystérique dont le plus grand défaut est son mari, et ce dernier, Franck, un commercial obsédé par sa réussite et les grands crus de son beau-père. On en reprendrait bien une part.

Avril 2007

Télérama

Le jour de son anniversaire Paul désire une seule chose : qu’on l’oublie ! Hélas pour le vieil homme, ses deux filles et son gendre ne l’entendent pas ainsi. Cadeaux, champagne, bougies : ils ne lui épargnent rien, pas même un étonnant gâteau « chocolat piment ». Un parfum à l’image d’une soirée cathartique où chacun risque de perdre un peu de ses illusions afin, peut-être, de mieux se retrouver. Grâce à une mise en scène cousue main, les acteurs restituent les fêlures de leurs personnages avec naturel et sensibilité. Et surtout une tendre ironie.

7 mars 2007

Figaroscope

Un anniversaire épicé
Pièce familiale comme il s'en crée régulièrement dans les théâtres privés, "Chocolat piment" se déroule pendant un anniversaire. Celui de Paul, père de deux grandes filles, Stéphanie, l'aînée, agent immobilier, Caroline, la cadette, mère au foyer, femme de Franck, le portable collé à l'oreille, mari indifférent et gendre intéressé. Un cinquième personnage, Élise, arrive à la fin, dernier maillon d'une chaîne qui retrace l'histoire d'une famille avec ses mystères, ses secrets, ses petites malices qui donnent du piment à la vie. Christine Reverho a écrit une comédie qui ne manque pas de savoir-faire et qui séduira les amoureux de sagas.

Un décor d'Édouard Laug simple mais efficace : on s'y croirait, dans cette cuisine installée dans une véranda. Une distribution homogène où Anne Loiret se distingue, mais où tous sont à leur place, Lysiane Meis, Éric Savin, Jacques Marchand, Christine Reverho. Des metteurs en scène José Paul et Agnès Boury qui portent sur la pièce un regard amical. Tels sont les ingrédients de cette recette sympathique.

Marion Thébaud - 31 janvier 2007

Les Echos

Dîner à la grimace
La comédie de boulevard a changé de classe. Naguère, elle se déroulait toujours chez les gens huppés qui avaient plus de problèmes que d'argent. Aujourd'hui, à partir de Bacri-Jaoui, elle a lieu chez des gens plus simples, moins fortunés, qui ont des problèmes de couple et de famille plus que des frénésies d'adultères.

Précision feutrée " Chocolat piment " de Christine Reverho est un nouvel exemple de ce style sans façons et honnêtement inspiré. Dans sa maison isolée, un père reçoit pour son anniversaire une partie de sa tribu. L'une des filles est malheureuse avec gaieté ; il faut dire que son mari, un jeune cadre ambitieux, a une conception de la vie fort étriquée. L'autre fille parle moins mais manigance plus. Elle va extraire du passé paternel une histoire qui va faire de la réunion un dîner à la grimace. De quoi donner une résonance romanesque à des rapports qui, jusque-là, se nouaient en surface.

La soirée est bien tricotée. Dans leur mise en scène, José Paul et Agnès Boury font preuve d'une précision feutrée : tout arrive en tapinois. Jacques Marchand interprète le père dans une grande palette de nuances bourrues. Lysiane Meis et Anne Loiret jouent les soeurs dans un jeu habilement opposé. Eric Savin campe joliment le cadre un peu mesquin. C'est un beau portrait de gens qui ressemblent à nos voisins, et peut-être à nous-mêmes.

Gilles Costaz - 5 Février 2007

© Cosimo Mirco Magliocca

Réalisé par Absolut Créations